Depuis l’origine, au tout début des années 2000, les liens sponsorisés sont une solution autonome permettant à un annonceur d’apparaître sur un moteur, sur une requête précise et qualifiée, voire de manière ponctuelle, et d’ainsi procéder à un investissement ciblé et contrôlé quel que soit le budget alloué. Il y a peu de temps encore, l’annonceur pouvait se différencier tout de suite sur le moteur et utiliser les liens sponsorisés comme un canal souple et autosuffisant de diffusion sur Internet.
Ces dernières années ont vu le nombre d’annonceurs et le nombre de requêtes des internautes croître de concert jusqu’à ce que le search marketing devienne un outil indispensable dans la stratégie media d’un annonceur.
En effet, aujourd’hui le lien sponsorisé est au cœur de la synergie des médias, et notamment de la bannière, du rich media ou de l’affiliation, puisque c’est quand l’internaute revient sur un moteur que les influences préalables de tous les médias online mais aussi offline s’opèrent et offrent à la marque toute la valeur ajoutée aux yeux de l’internaute, en termes de notoriété mais aussi de confiance en la marque. Une étude de l’Atlas Institute (« The combined impact of Search and Display advertising) révèle à ce titre que, tous secteurs confondus, un internaute exposé à une bannière et à un lien sponsorisé a 22% de chances supplémentaires de convertir qu’un internaute exposé à un lien sponsorisé seul.
Le lien sponsorisé a en effet l’opportunité d’être un des derniers maillons de la chaîne de décision de l’achat en ligne, et de récolter ainsi tous les lauriers de l’acte final d’achat, même si l’impact exact des autres leviers off et online est difficile à mesurer précisément (pour le online, cela nécessite un système de tracking intégré qui retrace l’exposition de l’internaute aux différentes sources de publicité et leur impact précis, pour le offline, seule des études statistiques peuvent pallier la complexité d’une telle mesure).
Il est dans tous les cas essentiel de ne pas rater le coche de l’achat de l’internaute au moment de sa recherche.
De manière concomitante, la convergence des supports media au sein du moteur de recherche est là aussi indéniable : 42% des internautes accordent plus de confiance à une marque présente à la fois dans les liens naturels et les liens commerciaux en comparaison avec un lien naturel seul. Une étude Comscore de 2006 (commandée par Yahoo) fait quant à elle état d’une augmentation de visibilité de 68% en termes de consultation et de 66% en termes de temps passé sur le site en question quand liens naturels et sponsorisés cohabitent. Dans ce cas, les achats en ligne y seraient par conséquent de 244% supérieurs.
Cela démontre l’intérêt de ne pas utiliser ces deux supports de manière autonome, en utilisant les liens sponsorisés comme complément à un référencement naturel imparfait par exemple, comme cela peut paraître logique au premier abord, mais bien plutôt de maximiser la présence d’une marque sur les moteurs, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de mots-clés stratégiques et concurrentiels.
La fréquence d’exposition intervient elle aussi pour renforcer la crédibilité de la marque, et donc les taux de conversion. En effet, l’étude Atlas révèle que jusqu’à une certaine limite (la notion de fréquence optimale), le taux de conversion augmente avec le nombre d’impressions vues par l’internaute.
De la même manière, on peut penser qu’une opération de branding sur les liens sponsorisés peut parfaitement relayer cette logique. En effet, lancer une campagne de mots-clés avec un message annonceur orientée sur la marque, présentant factuellement son activité ou ses avantages concurrentiels, aura plus d’impact qu’un slogan purement commercial qui interviendra, lui, dans un second temps. Cette notion de « temps de découverte » est d’autant plus vraie pour les pure players ou encore pour les marques à faible notoriété en secteur concurrentiel.
Pour conclure, en cette période de forte exposition publicitaire, l’internaute a plus que jamais besoin de temps et de sollicitations pertinentes pour identifier une marque sur la toile et lui faire confiance. Les campagnes publicitaires multi canaux s’inscrivent alors parfaitement dans cette logique de cohérence des médias pour une bonne identification de la marque et de son positionnement.
Parmi cette stratégie, les liens sponsorisés ont toute leur place : ils minimisent le temps de découverte d’une marque (ou d’une opération événementielle) par l’internaute et surtout ils renforcent et transcendent la puissance des autres canaux offline et online lors d’une requête internaute.
Enfin, la marge de manœuvre offerte par une campagne de liens sponsorisés (choix des mots-clés, de leur position et de leur message en temps réel) indique qu’ ils sont parfaitement paramétrés pour accompagner la logique finale de rentabilité de l’annonceur.
Ajoutons que nous ne doutons pas qu’un business model made in Google illustrera tôt ou tard cette convergence des médias autour des moteurs de recherche. Les rachats successifs d’autres supports par Google (presse, vidéos etc..) ou encore les projets en cours autour du PPA (Pay par Action) devraient s’appuyer sur ce type de logique. Affaire à suivre…